Lettre d’information de janvier 2012
Article mis en ligne le 30 janvier 2012
dernière modification le 29 novembre 2012

Bonjour à tous et surtout bonne année !

Le mois de janvier touche à sa fin mais il n’est pas encore trop tard pour que Veille au grain – Bourgogne vous souhaite à toutes et à tous une

belle et heureuse année 2012

avec beaucoup de joies et de douceurs, malgré toutes les mauvaises nouvelles de fin 2011 notamment sur les OGM, il faut garder espoir et continuer à se battre pour construire un monde meilleur !

Nous souhaitons pour 2012
- qu’aucun agriculteur ne sème d’OGM, le rétablissement urgent du moratoire sur les OGM et la reconnaissance de la dangerosité de ces plantes ;
- beaucoup moins de pesticides et autres molécules chimiques toxiques dans nos eaux superficielles, souterraines, et dans notre corps ;
- un(e) Président(e) de la République qui œuvre le plus possible en faveur de l’environnement et permette une vraie révolution écologique ;
- une gouvernance à tous les niveaux, du local au mondial, qui prenne la mesure du risque environnemental et de la nécessité d’opérer des changements profonds, tant pour notre santé que pour la survie de nos enfants.

Nous souhaitons également partager plein de grands moments associatifs avec vous en poursuivant nos actions de sensibilisation et d’information sur les risques liés aux OGM et aux pesticides, ainsi que sur les alternatives possibles à ces artifices, tant en zones agricoles que non agricoles. L’important est plus que jamais d’être soudés les uns les autres pour être plus efficaces dans la réalisation de nos objectifs.

Pesticides

Plusieurs études sont sorties ces derniers mois sur les risques des pesticides pour la santé et sur leur coût, tant pour l’environnement que pour les finances européennes en termes de dépollution. L’ANSES a notamment publié le rapport scientifique du RNV3P qui stipule que 2/3 des tumeurs chez les agriculteurs sont associées à une exposition professionnelle aux pesticides et que la sur-notification de tumeurs par rapport aux autres pathologies dépasse 50 % dans l’agriculture, sans parler des maladies respiratoires et autres conséquences graves. Par ailleurs, l’EFSA a elle aussi sorti un rapport qui confirme que manger bio est meilleur à la santé

En Bourgogne, les derniers chiffres de la pollution des eaux portant sur la campagne 2008/2009 sont sortis en novembre. Les conclusions sont que les eaux souterraines sont « principalement impactées par des contaminations historiques » car les pollutions relevées concernent des molécules interdites depuis plusieurs années, essentiellement des herbicides. La 1ère molécule autorisée qui apparaît dans le tableau se trouve en 13ème position et il s’agit d’un désherbant pour céréales et protéagineux.

« Les eaux souterraines de Bourgogne
sont principalement concernées par des contaminations historiques
liées au phénomène de relargage et d’accumulation dans les nappes.
L’élimination de ces pollutions devrait être progressive,
en lien avec le fonctionnement hydrologique des nappes.
Cependant, ceci ne doit pas occulter la réalité de contaminations
liées à des molécules autorisées, telles que le chlortoluron et l’isoproturon,
le métazachlore, la bentazone ou le diméthomorphe.
L’amélioration des pratiques (principalement en désherbage),
tant en zones agricoles que non agricoles,
est incontournable pour éviter de nouvelles contaminations. »

Dans les eaux de surface, 29 molécules ont pu être identifiées dont 27 sont des herbicides. L’AMPA, métabolite du glyphosate (molécule active du Round’Up®), est la 2ème molécule plus importante en termes de quantités, juste après l’atrazine déséthyl.
Les bilans 2002 à 2009 sont aussi accessibles via le site de la DREAL Bourgogne, ainsi que les conditions de mesure.

OGM

De nombreux événements importants ont eu lieu ces derniers mois et des décisions graves sont en passe d’être prises.
Influencé par la Cour de justice européenne, le Conseil d’Etat français a annulé lundi 28 novembre 2011 le moratoire français sur la culture du maïs MON 810, autorisant ainsi la culture de cette plante génétiquement modifiée. De très nombreuses organisations ont immédiatement réagi (voir notamment la pétition que nous avons contribué à lancer) et la société civile est très inquiète des conséquences possibles. Parmi les plus alarmés se trouvent les apiculteurs car en septembre dernier la même Cour de justice européenne a rendu une décision selon laquelle "du miel et des compléments alimentaires contenant du pollen issu d’un OGM sont des denrées alimentaires produites à partir d’OGM qui ne peuvent être commercialisées sans autorisation préalable". En clair : du miel contaminé par des OGM, volontairement ou non, ne peut être vendu, à moins de coller des étiquettes « miel contenant des OGM » dessus… Or, le 18 janvier 2012, le Comité scientifique du Haut conseil des biotechnologies (HCB) s’est dit favorable à la coexistence entre les OGM et les autres productions. Tous les miels pourront donc ainsi contenir des OGM… et ne plus être commercialisés !

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Lettre d’information de janvier 2012